Conseils utiles aux candidats
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Les conseils
La lettre de motivation
La lettre de motivation a pour fonction d'expliquer au recruteur pourquoi vous postulez dans son entreprise. Elle doit l'inciter à vous proposer un rendez-vous.
Certaines lettres font parfois l'objet de réticences : celles qui comportent plusieurs pages, les monotones, celles qui remplacent le CV ou qui manquent de cohérence. Mais il y a aussi les lettres qui tuent. Par exemple, celles qui se recommandent faussement d'une personne ou encore celle du candidat qui se trompe de destinataire. Pour éviter la langue de bois, le hors-sujet et les banalités, il faut savoir rester simple. C'est à cette condition que votre lettre sortira du lot.
Une mise en page classique
Votre nom et votre adresse doivent figurer en haut, à gauche de la lettre. À droite, inscrivez le nom de votre ville et la date. Plus bas, toujours à droite, indiquez le nom de votre destinataire, celui de son entreprise et son adresse. Vous prouverez ainsi que vous avez fait l'effort de vous renseigner sur votre interlocuteur. Vient ensuite la partie écrite de la lettre, qui doit occuper les deux tiers de la page. Que votre lettre soit manuscrite ou dactylographiée, votre signature est obligatoire, en bas, à droite.
Tout en une page
L'idéal est de pouvoir tout « caser » sur une page. Pour être efficace, le style doit être clair, les phrases simples et concises. Ne dépassez pas la quinzaine de lignes, que la lettre soit envoyée par mail ou par la poste. Cela facilite le travail du recruteur et lui montre votre esprit de synthèse.
Une accroche courte
La première phrase est importante. Elle doit être rédigée comme une accroche journalistique. Inutile de vous lancer dans une longue tirade qui énumère la formation, la fonction, l'expérience. De même, l'originalité ne paie que très rarement. L'usage veut que vous commenciez par parler de l'entreprise en répondant à cette question sous-entendue : « Pourquoi vous adressez-vous à cette entreprise en particulier ? » Vous pouvez démontrer que vous vous intéressez à l'évolution de l'entreprise, à sa stratégie.
Des compétences sûres
Le cœur de votre lettre est constitué du passage évoquant vos compétences. Quel est votre profil et que souhaitez-vous mettre en avant ? Que proposez-vous d'apporter à l'entreprise à laquelle vous vous adressez ? Employez des verbes d'action. Projetez-vous dans le poste que vous briguez. Montrez que vous savez ce que vous voulez en ciblant un secteur d'activité particulier ou encore des responsabilités particulières.
La demande de rendez-vous
La sollicitation d'un rendez-vous et les formules de courtoisie interviennent à la fin. Elles sont innombrables : « Veuillez agréer, Monsieur X, mes salutations distinguées », « Je vous prie de recevoir, Madame Y, l'expression de ma considération ». Enfin, n'hésitez pas à relancer (voir encadré). Vous prouverez ainsi votre motivation.
Témoignage
La relance : quand et comment Nathalie Evrard-Steinberg est directeur chez Mercuri Urval « La relance après un acte de candidature n'est pas forcément nécessaire. Tout dépend du processus décisionnel. Chez nous par exemple, les candidats savent que, sans réponse de notre part au bout de trois semaines, ils ne sont pas reçus. Celui qui relance malgré tout ne donne pas une impression de dynamisme. Il donne à penser qu'il n'a pas compris notre process. Il peut néanmoins nous relancer s'il dispose d'une information nouvelle - par exemple une autre piste - et qu'il lui faut une réponse rapide. Dans l'idéal, il faut s'enquérir du process avant même d'envoyer sa candidature. Cela vous permet de savoir quand et comment relancer. En règle générale, évitez la relance au bout d'une semaine. Cela oppresse le recruteur. La relance par mail ou par courrier ne fait qu'ajouter de la paperasse. Évitez aussi de vouloir transformer la relance téléphonique en entretien de recrutement ! La bonne mesure est d'attendre deux à trois semaines après l'envoi de votre candidature. Vous pouvez demander à une assistante où en est le recrutement, quel est le processus de recrutement et les critères de sélection, et si vous correspondez. »
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Le rédaction du CV
Votre CV est le premier document - et souvent le seul - analysé par les recruteurs. Il doit contenir des informations claires sur votre passé, votre présent et vos projets. Explications. Francis Dubien, consultant chez Right Garon Bonvalot, détient la bonne recette pour réaliser un CV de qualité : « Sur un CV, les recruteurs veulent trouver la réponse à leur annonce », analyse-t-il. Pour sortir du lot, vous avez en effet intérêt à faire correspondre votre CV aux attentes de l'entreprise. Mais aussi à respecter quelques règles inusables de rédaction. Les voici, rubrique après rubrique.
La mise en page
La mise en page doit donner, d'emblée, le sentiment que la disposition des informations est organisée et équilibrée. Prévoyez quelques espaces. Pour donner de la respiration au lecteur mais également pour montrer qu'un travail de synthèse a réellement été effectué. Une marge est indispensable tout autour du CV, en haut, en bas, à gauche et à droite, de même que des espaces entre les différentes rubriques. Une plus large marge à gauche permet au recruteur de prendre ses notes. En France, pour un jeune diplômé, le CV doit faire une page. Ni plus, ni moins. Ne cherchez pas l'originalité à tout prix : adoptez une taille de caractère standard (un corps de 12, par exemple) et des polices de caractères classiques (Times, Helvetica, New York).
Votre identité
Les premières informations concernent vos nom et prénom, votre âge plutôt que votre date de naissance, votre adresse personnelle, vos numéros de téléphone et votre e-mail personnels. Fournissez les informations de base susceptibles d'avoir une incidence sur vos choix professionnels. Ainsi, si vous êtes célibataire, le chargé de recrutement peut penser que vous serez mobile géographiquement.
Votre expérience
Vous devez présenter de manière exhaustive les différents postes et les missions que vous avez réalisées. Vous pouvez également indiquer les expériences acquises dans le cadre de vos stages d'études et petits boulots. Mentionnez précisément les dates de prise de fonction, la nature de votre job, vos responsabilités en termes d'encadrement, de chiffre d'affaires, d'objectifs commerciaux. En jouant avec le gras, les capitales et le souligné, vous pouvez mettre en exergue un secteur d'activité, le nom d'une entreprise ou encore une fonction.
Votre formation
Vous avez intérêt à donner un maximum d'informations sur votre cursus. Vos études supérieures suffisent. Soyez précis quant à l'année d'obtention de vos diplômes, le sigle de votre école, une période d'études passée dans une université autre que votre établissement d'origine, etc.
Vos connaissances
Concernant l'informatique, n'oubliez pas d'énumérer les différents environnements dans lesquels vous avez travaillé (Windows ou Mac OS), et de donner les noms des langages que vous connaissez. Quant à votre niveau en langues étrangères, faites bien la distinction entre « bilingue anglais/français », « bon anglais professionnel », « anglais courant » et « anglais premier niveau ».
Autres activités
Les activités qui y sont mentionnées peuvent servir de sujets de conversation au moment de l'entretien. Essayez, par le choix de vos activités, de donner une impression de dynamisme, d'endurance ou de créativité.
À lire
CV en ligne : les astuces pour mieux se faire repérer Corinne Zerbib est l'auteur de Rechercher un emploi sur Internet (2005, éditions J'ai Lu, en partenariat avec Courrier Cadres, 5,80 €). « Pour que votre CV en ligne soit repéré, vous devez être bien conscient que les recruteurs ne lisent que les CV sélectionnés par la « machine ». Vous aurez donc le maximum de chances de passer le barrage du tri automatique en truffant votre CV de mots-clés. Il vous faut définir votre poste par ceux qui sont les plus usités, utiliser des synonymes et expliquer tous les sigles. N'hésitez pas à mettre sur votre CV les mots-clés vus dans l'annonce et à libeller votre diplôme de la manière la plus semblable possible à ce qu'il y a dans l'annonce. Indiquez le secteur d'activité à côté du nom de l'entreprise, ainsi que les missions et résultats obtenus. Positionnez également votre CV sur les bons sites, selon votre profil, votre fonction et votre secteur. Mieux vaut cibler qu'arroser large. Cela peut être trois ou quatre sites généralistes (Apec, Cadremploi, Cadresonline) et deux sites spécialisés, leaders de votre secteur.»
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L'entretien
Les 10 erreurs à éviter
- Ne pas s'être renseigné sur l'entreprise.
- Ne pas répondre aux questions.
- Ne pas poser de questions. Au fur et à mesure du ou des entretien(s), votre curiosité doit être aiguisée.
- Faire des phrases du type " je suis ouvert à toutes les opportunités ". Sachez ce que vous voulez !
- Ne pas connaître son CV sur le bout des doigts.
- Adopter une attitude de demandeur d'emploi. Préférer celle d'apporteur de compétences, plus valorisante.
- Ne pas être naturel et sincère. Vous n'êtes pas là pour réciter votre CV ou les connaissances que vous avez pu acquérir au préalable sur l'entreprise.
- Ne pas se montrer motivé et enthousiaste.
- Ne pas regarder ses interlocuteurs.
- Ne pas avoir soigné sa tenue vestimentaire.
Les 10 conseils à suivre.
Avant l'entretien 1. Renseignez-vous sur l'entreprise. 2. Connaissez bien votre carrière, vos réalisations : votre discours doit être cohérent avec votre curriculum vitae. Présentez la spécificité de votre expérience. 3. N'hésitez pas à demander une explication, lorsqu'une question ne vous semble pas claire. 4. Soyez concis et précis dans vos réponses ; ne rentrez dans les détails qu'à la demande de votre interlocuteur. 5. Posez des questions précises, utiles pour l'entretien, et sans sortir du domaine exploré par le recruteur. 6. Sachez vous présenter en trois minutes, pour laisser s'établir un dialogue naturel, dont vous laisserez la conduite à votre interlocuteur. 7. Efforcez-vous de deviner la personnalité de votre interviewer, cela vous aidera à vous adapter à la situation. 8. Évitez les termes négatifs tels que : " problème ", " échec ", " conflit ". 9. Avant la fin de l'entretien, faites-en mentalement la synthèse :
- Avez-vous obtenu assez d'informations sur l'entreprise, le poste, les perspectives d'avenir ?
- Avez-vous mis vos atouts en valeur ?
- Demandez quelle sera la suite donnée à cet entretien. 10. Après l'entretien faites-en l'évaluation.
- Vous sentez-vous compétent pour le poste, attiré par le challenge qu'il représente, motivé et capable de réussir dans l'entreprise ?
- Préparez-vous pour le prochain entretien.
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L'apprentissage
Ce contrat en alternance vous offre l'opportunité d'approcher le monde du travail. Et vous garantie, parfois, une embauche à la clé.
" Devenir apprenti, moi, jamais ! ", pensait-on sur les bancs des facs, il y a encore dix ans. Les temps changent. L'apprentissage n'accueille plus seulement des jeunes en situation d'échec scolaire, qui apprennent des métiers manuels et traditionnels. Il a débarqué dans les grandes écoles de commerce, d'ingénieurs et les universités. Aujourd'hui, l'apprentissage constitue une filière de formation complète : du CAP au Bac+5. L'Ile-de-France, par exemple, comptait 9 913 apprentis Bac+4/5 en 2003-2004 soit plus de 15 % des effectifs.
Comment l'alternance se déroule-t-elle ?
La formule de l'alternance permet d'acquérir une expérience professionnelle, mais aussi d'obtenir un diplôme. Le principe est simple : le jeune de moins de 26 ans partage son temps entre un établissement et une entreprise pendant un à trois ans. Les rythmes peuvent varier : deux jours en cours et trois jours sur le terrain, une semaine voire un semestre sur deux... Mener de front une formation pratique et une théorique implique une grande charge de travail. Mais génèrent de nombreux avantages : la scolarité est gratuite et rémunérée. L'étudiant signe un contrat de travail à durée déterminée. C'est un véritable salarié avec les trente-cinq heures de travail par semaine, les congés payés, la Sécurité sociale, etc.
Comment convaincre une entreprise ?
Il vous faudra convaincre un employeur de vous faire signer un contrat de travail. Votre école peut vous aider à prospecter. L'entretien avec l'entreprise est comparable à celui pratiqué lors d'une embauche. Pour rassurer le recruteur, notamment dans une PME, vous pouvez développer un argumentaire financier. Il est en effet intéressant d'embaucher un apprenti. L'employeur est exonéré des cotisations de Sécurité sociale sur sa rémunération. Et il bénéficie d'une aide à la formation de 1 830 € annuels environ, en fonction de sa circonscription et du nombre d'heures de formation par an. Une majoration est prévue à partir de 600 heures.
Que se passe-t-il à la fin de mon contrat ?
Plus le niveau de qualification des apprentis est élevé, plus leur taux d'insertion professionnelle est important. Pour les entreprises, ce mode de formation est un bon moyen de tester leurs éventuelles futures recrues. En dehors de ses avantages fiscaux, l'apprentissage apparaît, à leurs yeux, comme un mode de présélection : c'est comme si vous vous trouviez en période d'essai. Si à la fin de votre formation, vous avez fait vos preuves sur le terrain, l'entreprise peut vous signer un contrat d'embauche. Dans le cas contraire, vous serez mieux armé pour votre recherche d'emploi. Votre CV intéressera les recruteurs : vous aurez à votre actif non pas quelques mois de stage, mais une réelle expérience professionnelle.
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Décrocher un stage
Le stage est un premier contact avec le monde du travail. Il faut tout faire pour en décrocher un de qualité. Voici nos pistes. Pour nombre d’entre vous, la recherche de stage est préoccupante et dévoreuse de temps. Il faut se débrouiller tout seul pour en dénicher un. Rédaction de lettres, coups de téléphone pour connaître le nom du responsable dans l'entreprise, construction du CV... La démarche s'apparente à une véritable recherche d'emploi. C’est très formateur. Voici notre méthode pour trouver un stage de qualité.
Cernez le secteur d'activité qui vous intéresse. Avant de se lancer dans une recherche, il faut d'abord... réfléchir. La recherche de stage doit être qualitative et non pas quantitative. Pour éviter de perdre du temps à envoyer des lettres et à attendre des réponses de destinataires peu concernés, mieux vaut penser au type de stage souhaité avant d'envoyer votre candidature. Dans quel secteur d'activité (industrie, banque, agroalimentaire) ? Dans quel service (marketing, contrôle de gestion, commercial, recherche) ? Pour quelles missions (conduite de projets, réalisation d'études, lancement d'un produit...) ? En premier lieu, il est préférable de postuler dans des entreprises proches du secteur d'activité vers lequel vous souhaitez vous diriger plus tard. Vous pourrez ainsi tester votre intérêt pour le poste et voir si le milieu professionnel vous attire, découvrir ses réalités quotidiennes et éviter ainsi les déconvenues. Définissez précisément votre sujet de stage. Pour prouver votre motivation et séduire les entreprises que vous contactez, imaginez un sujet de stage en rapport avec votre diplôme : étude de marché pour fidéliser les clients d'une société appartenant au secteur de vos rêves, conception éditoriale d'un site Internet... Vous leur donnerez peut-être des idées et l'envie de vous recruter. Mais ne soyez pas non plus exclusif. La société peut aussi avoir besoin de vous pour une autre mission précise. Tout en proposant votre thème de recherche, montrez-vous ouvert à d'autres suggestions.
Adressez-vous au bureau des stages.
Les établissements scolaires recensent et collectent aussi des offres de stage. Dans la plupart des cas, ces propositions découlent des anciens, mais aussi d'initiatives personnelles de l'équipe pédagogique. Elle peut avoir son propre réseau relationnel. Parfois, dans des secteurs où les besoins sont très importants (informatique, finance), les entreprises démarchent directement les responsables et proposent des stages, voire des CDD (Contrats à durée déterminée). Les intervenants professionnels sont aussi un bon moyen de décrocher des stages grâce à leurs appuis en entreprise. Mais, attention, ils croulent généralement sous les demandes. Toutes ces propositions sont ensuite triées et centralisées par le bureau des stages, ouvert à tous les étudiants. Les établissements travaillent régulièrement avec les " mêmes clients " ; un certain volume de stages est donc garanti tous les ans. Mais, la plupart du temps, il y a plus de candidats que d'offres. Ne vous attendez donc pas à ce que le service vous déniche tout de suite le stage de vos rêves. Comptez avant tout sur vous-même et lancez parallèlement vos propres pistes pour ne pas être pris de court.
Soyez en position de force.
Persuadés d'être en position d'infériorité (une position confortée par le fait que vous vous y prenez toujours un peu tard pour effectuer votre recherche de stage), vous êtes prêt à accepter tout et n'importe quoi. Même si les traditionnels stages café-photocopies sont en voie de disparition, ce n'est pas une raison pour s'engager dans des missions peu enrichissantes ou totalement décalées par rapport à vos études. Reprise sur le marché de l'emploi oblige, les entreprises ont besoin de cadres et de stagiaires. Certaines sociétés relancent même leur politique de stages pour en faire une voie d'accès privilégiée à l'emploi. Le rapport de force s'inverse, il faut en profiter. D'autant plus qu'il vous sera plus difficile aujourd'hui de justifier un stage inintéressant, aussi bien auprès de votre école que d'un futur employeur. Non seulement vous ne tirerez pas grand-chose de cette expérience, mais vous aurez également beaucoup de mal à rédiger votre rapport. Or, il est déterminant pour l'obtention du diplôme.
Contactez les anciens.
Avant de vous lancer dans une recherche tous azimuts, faites marcher votre réseau. Autrement dit, contactez l'association des anciens étudiants. Bien souvent, c'est grâce à elle que vous trouverez votre stage. Une fois recrutés, les anciens font généralement la publicité de leur formation auprès de leur employeur. En poste, ils donnent régulièrement de leurs nouvelles à leur ancienne université/école, qui n'hésite pas à faire appel à eux pour solliciter des demandes de stages. Un réseau se crée et le bouche à oreille se met en place. Consultez aussi l'annuaire des anciens publiés tous les ans par les établissements. Vous y trouverez de précieux contacts pour envoyer vos lettres, voire des conseils pratiques pour décrocher votre stage. Ce doit être, pour vous, une véritable bible pour démarrer votre recherche. Et, nous l'espérons, pour la conclure.
Visitez les salons.
Outre l'envoi de CV par le biais de candidatures spontanées, aller directement à la rencontre des entreprises peut être un moyen efficace pour décrocher son stage. Salons, forums spécialisés, portes ouvertes des écoles… Les entreprises raffolent de ce genre de manifestations pour traquer leurs futures recrues. Si votre université n'en organise pas, pensez à vous rendre dans les forums des grandes écoles proches de votre formation (voir les conseils pratiques de GO EDITIONS pour réussir votre forum). N'hésitez pas à déposer un CV sur les stands des recruteurs, à poser des questions et, pourquoi pas, à solliciter un entretien si vous voyez que le courant passe bien.
Postulez dans les PME.
Ne vous attachez pas uniquement aux grandes entreprises ou aux enseignes prestigieuses. Très courtisées, croulant sous les CV, elles sont assez difficiles à intégrer. De plus, ce n'est pas toujours évident d'y être remarqué et d'y " faire son trou ". Elles offrent parfois des débouchés plus étroits qu'une structure plus petite et moins connue qui, elle, peine à recruter. Dans une PME, les missions peuvent être plus palpitantes que dans un grand groupe, car vous avez une vision plus transversale de l'entreprise et parfois davantage de responsabilités.
Quels salaires ?
À la différence de celui d'une recrue, le salaire d'un stagiaire n'a rien d'obligatoire. Dès acceptation de votre demande, vous devez faire remplir une convention de stage par un représentant de la société. C'est elle qui établit vos droits. Généralement, elle prévoit le versement d'une indemnité mensuelle : jusqu'à 30 % du Smic, l'entreprise n'aura pas de charges à payer. Parfois, l'étudiant ne touchera rien alors qu'il travaillera comme tout le monde. Les stages " gratuits " sont encore fréquents dans certains secteurs, comme la publicité, la presse ou la communication. Une véritable aubaine pour l'entreprise qui profite des compétences de quelqu'un qui ne lui coûte rien. Certaines font même tourner tout un service comme cela. D'autres auront plus de chance et gagneront des sommes proches d'un véritable salaire. C'est surtout le cas dans le conseil, la banque, la finance et l'informatique. Là, les indemnités oscillent entre 1100 € et 1600 € par mois. Généralement, les frais de transport (la moitié de la carte orange par exemple) et de repas (tickets restaurants ou accès au restaurant d'entreprise) sont pris en charge. Mais, là encore, rien n'est obligatoire. Peu encadrés, les stages autorisent donc toutes les dérives. La plus courante est de faire travailler à plein régime un étudiant sous-payé au lieu de recruter une personne à plein temps. Un sombre tableau qui illustre la nécessité d'être vigilant.
Dernier point : n'acceptez pas n'importe quoi sous prétexte que vous avez besoin d'une expérience. Votre salaire et vos droits sont à négocier lors de votre entretien de sélection. S'ils ne vous paraissent pas respectés, inutile d'accepter de vous transformer en esclave.
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L'intérim
Le travail temporaire est formateur par nature. En enchaînant les missions dans des entreprises différentes, vous allez acquérir des expériences diverses et développer vos compétences.
Même sans expérience, l'intérim vous ouvre ses portes. Pour près de quatre intérimaires sur dix, l'intérim a été le premier emploi. Ainsi, le travail temporaire constitue un moyen découvrir la vie en entreprise pour les jeunes. C'est aussi un bon moyen d'enrichir son expérience et d'accroître ainsi ses chances d'accès à un poste fixe.
Qui peut devenir intérimaire ?
L'intérim propose des missions dans tous les secteurs d'activité. Mais les Bac +5 sont surtout recrutés dans le tertiaire et les services. Pour espérer décrocher une mission, le diplôme ne suffit pas. " Il faut avoir suivi un cursus débouchant sur la maîtrise d'un métier ", précise Tristan d'Avezac, responsable des relations extérieures chez Adecco. Les profils généralistes sans expérience professionnelle ont peu de chance de débuter dans l'intérim. En effet, les entreprises de travail temporaire recherchent des compétences : des informaticiens, des ingénieurs, des contrôleurs de gestion, des commerciaux, des comptables. " Les Masters / DESS Banque-Finance, par exemple, les diplômés d'écoles de commerce et d'ingénieurs sont donc les bienvenus. À condition qu'ils justifient de stages en entreprise ", ajoute Tristan d'Avezac.
Comment décrocher une mission ?
Pour trouver rapidement une mission, vous pouvez multiplier vos chances en vous inscrivant dans plusieurs agences. Débuter dans l'intérim représente une véritable recherche d'emploi. Il faut rédiger son dossier de candidature mais aussi cibler les entreprises de travail temporaire. Certaines sont dédiées aux cadres, d'autres sont spécialisées par secteur d'activité : tertiaire, industrie, high-tech, etc. Choisissez celles qui correspondent à votre profil. Il vous faudra passer un entretien et des tests de sélection avant de vous voir proposer des missions par l'agence. Mais n'attendez pas son coup de fil. " Les jeunes diplômés doivent être réactifs et montrer leur disponibilité ", conseille Frédéric Noyer, directeur général de Randstad.
Comment choisir entre Intérim et CDD ?
Le CDD est devenu le principal concurrent de l'intérim. En effet, désormais les indemnités de fin de contrat sont identiques soit 10 % du salaire. Du point de vue salarial, le travail temporaire a donc perdu son avantage sur le CDD. Mais si l'on raisonne en nombre et en diversité de missions, c'est l'intérim qui sort gagnant. Le candidat n'a pas à multiplier ses démarches de recherche d'emploi. Il s'inscrit dans une agence de travail temporaire et, selon son profil, il peut avoir accès à une grande quantité d'offres. Alors qu'un CDD se renouvelle qu'une fois. " Le jeune diplômé peut ainsi varier ses expériences en travaillant dans des entreprises différentes, en occupant plusieurs postes ou fonctions ", constate Frédéric Noyer. Cela lui permettra de mieux orienter son professionnel. Une sorte de test grandeur nature avant de choisir la bonne entreprise.
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Le contrat de travail
Signer un contrat de travail, c'est accepter les conditions auxquelles l'entreprise décide de vous employer. C'est également bénéficier de droits, mais aussi de devoirs. Décryptage.
Premier point à savoir à propos du contrat de travail : il n'y en a pas toujours. Il n'existe pas, en France, d'obligation à rédiger un Contrat à durée indéterminée (CDI), à la différence du Contrat à durée déterminée (CDD - voir l'encadré). Conséquence : en l'absence de tout contrat écrit, vous êtes présumé être en CDI à temps complet. Vos bulletins de paie, comportant la mention de vos heures de travail et de votre salaire, feront foi de votre qualité d'employé en CDI. Mais si jamais vous avez à vous défendre devant un tribunal contre votre employeur, mieux vaut avoir signé un contrat écrit en bonne et due forme : l'écrit a toujours plus de poids que la parole devant la justice hexagonale. En règle générale, un contrat comporte les mentions suivantes :
Les conditions d'identité
Un contrat, c'est un document qui engage deux parties. Encore faut-il indiquer lesquelles. La mention de leur identité et de leur adresse est obligatoire. Pour la société qui vous emploie, il s'agit d'un représentant. Ce dernier doit bien sûr détenir un pouvoir de direction, c'est-à-dire avoir autorité pour vous embaucher. Abandonnez s'il s'agit de la secrétaire ou de l'assistant-comptable, poursuivez s'il s'agit du PDG, de l'administrateur délégué, du directeur général ou du directeur du personnel. L'adresse de la société est généralement celle de son siège social, qui peut être différente de celle de votre lieu de travail. Votre propre identité doit également être portée en toutes lettres sur le document. En d'autres termes, vous devez y lire votre nom, mais aussi votre prénom. De mémoire de spécialistes du droit du travail, on a déjà vu des salariés se faire débouter par la justice au motif que l'identité inscrite sur le contrat de travail était incomplète. Alors gare aux oublis ! À votre patronyme doivent également être accolés votre nationalité, votre lieu et votre date de naissance ainsi que votre numéro de Sécurité sociale qui vous a été attribué. Il vous permettra de bénéficier de prestations sociales en cas d'arrêt maladie ou d'hospitalisation par exemple. Il contribuera lui aussi à attester de votre identité.
Les conditions d'engagement
Le contrat précise votre jour et votre heure d'embauche. Ensuite le nom de la convention collective applicable dans l'entreprise. Tout employé peut (et doit) demander à la consulter. Vous pouvez vous la procurer sur le site du journal officiel.
Les fonctions et attributions
Encore un tout petit paragraphe très important si vous avez à défendre vos droits. La fonction est déterminée par la classification inscrite dans la convention collective. Elle détermine votre poste. Vous êtes embauché pour un poste de traducteur, pas pour un poste de standardiste. Le contrat précise également le champ d'exercice de cette fonction, c'est-à-dire ses attributions. La rédaction de ces quelques lignes est très délicate pour l'entreprise, car les attributions constituent ce que les juristes appellent la substance du contrat de travail. Si votre employeur modifie ultérieurement vos attributions, sans acceptation de votre part, vous pouvez considérer avoir été licencié et réclamer de ce fait les indemnités qui vous sont dues.
Le lieu de travail
Attention, là encore, sa mention fait du lieu de travail la substance du contrat. Cela signifie que vous pourrez vous considérer comme licencié et prétendre à une certaine somme d'argent au cas où il serait modifié ultérieurement sans votre accord.
La rémunération
Votre salaire ne peut pas être inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance, le fameux Smic, soit 7,61 € brut de l'heure au 2 juillet 2004 (1 286,09 € par mois). Dans tous les cas, le contrat doit préciser le salaire brut mensuel, qui est au moins égal au minimum correspondant à votre qualification, sur la base de 35 heures. Tout comme le lieu de travail et la fonction, la rémunération est considérée par les tribunaux comme un élément essentiel du contrat qui ne peut être modifié sans l'accord du salarié. Il en va de même pour les éléments qui déterminent cette rémunération (les conditions et objectifs à remplir pour obtenir le fixe).
Les congés payés
En France, la loi prévoit cinq semaines (30 jours au total) de congés payés pour douze mois de travail, la période de référence s'étalant du 1er juin au 31 mai de l'année suivante. Une clause sur les congés payés est insérée dans le contrat de travail, uniquement si le régime de l'entreprise est plus favorable et vous accorde donc des jours supplémentaires. Plus précisément, le calcul général est le suivant : il suffit d'avoir travaillé quatre semaines (soit 24 jours) pour avoir droit à deux jours et demi. Pour ceux qui entrent dans l'entreprise en cours d'année de référence ou ceux qui sont CDD, le calcul est le même.
La période d'essai
En général, avant d'être définitivement embauché, vous êtes à l'essai, dans la mesure où cette disposition est autorisée par la convention collective. Si c'est le cas, la période d'essai doit absolument être précisée dans le contrat de travail. Elle est en général d'un mois pour les non cadres, de deux mois pour les agents de maîtrise et de trois mois pour les cadres.
La signature
Une fois que vous avez lu mot après mot l'ensemble de ces dispositions et dépouillé éventuellement la convention collective, vous pouvez signer en faisant précéder votre signature des mentions " lu et approuvé ". Et n'oubliez pas de signer deux fois : un exemplaire pour l'employeur, un autre pour vous au cas où il prendrait à votre patron la fantaisie (cela s'est déjà vu) de procéder à quelques modifications post-signature…
Plus de détails
La maladie
Elle peut vous empêcher de travailler et vous ne serez pas forcément payé pendant toute la période que durera votre absence. Selon la loi, le salarié doit avoir au moins trois mois d'ancienneté dans la société pour, après dix jours de carence, pouvoir prétendre à 90 % de son salaire brut pendant 30 jours, puis à 66 % pendant encore 30 jours. Le nombre de jours payés croît avec l'ancienneté.
Les avantages sociaux
Vous pouvez bénéficier d'avantages sociaux, prévus par la convention collective et par un accord d'entreprise : tickets restaurants (votre entreprise paie la moitié du montant porté sur ce chèque utilisable dans les établissements de restauration), prêts à taux réduits négociés par l'entreprise, aide à l'éducation des enfants, régime de prévoyance supplémentaire intéressant. Certains de ces avantages peuvent être gérés par le comité d'entreprise, élu par le personnel, et obligatoire dès que l'effectif de l'entreprise est d'au moins 50 salariés.
Le CDD : un contrat de travail très réglementé
À l'inverse du CDI, le CDD est obligatoirement écrit. L'entreprise ne peut y recourir que pour l'un des motifs suivants : remplacer une personne malade ou absente temporairement, faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour un travail saisonnier. Le motif de recours au CDD doit absolument être précisé par écrit dans le contrat. La durée maximale du CDD, renouvellement compris, oscille entre 6 et 24 mois selon le motif de recours. Mais, dans tous les cas, le CDD ne peut être renouvelé plus d'une fois, pour une durée identique ou non à la durée initiale. Les entreprises contournent cette règle par des dispositifs tout à fait légaux : elles modifient le motif du CDD ou elles respectent une carence équivalente à un tiers du temps travaillé.
Attention, au terme du CDD, vous devez percevoir une prime de précarité équivalente à 6 % du salaire brut global versé pendant la période travaillée.
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Les cabinets de recrutement
Pour plaire aux consultants des cabinets de recrutement, un candidat doit correspondre à leurs besoins. Votre objectif: faire atterrir votre CV au bon endroit et au bon moment.
Pour séduire les cabinets de recrutement, vous devez d’abord bien les connaître, puis les trier et n’envoyer vos candidatures qu’aux structures qui recherchent des postulants ayant votre profil.
Connaître les cabinets de recrutement…
Alors qu’il existe quelque 1200 cabinets de recrutement en France, 90 % des missions sont réalisées par seulement 200 structures, essentiellement parisiennes. Dans cet ouvrage, nous vous proposons une liste la plus exhaustive possible de ces professionnels.
Relevez leurs spécificités
Aux yeux de certains, le conseil en recrutement désigne une profession un peu mystérieuse. Il s’agit là d’une idée reçue. Car, aujourd’hui, elle a tendance à s’ouvrir et à communiquer. De plus, force est de constater que l’exercice de ce métier recouvre des réalités très différentes. La méthode de travail peut aussi varier. Certains utilisent la technique de l’approche directe (la chasse de têtes). D’autres sont des spécialistes de l’annonce: ils suscitent des candidatures en publiant des offres d’emploi dans la presse ou sur Internet.
Privilégiez les cabinets spécialisés
De nombreux cabinets se sont spécialisés sur des fonctions en entreprise ou sur des secteurs d’activité. Certains recrutent depuis vingt ans des responsables des ressources humaines dont ils connaissent tous les métiers et les filières. D’autres se sont concentrés sur le luxe ou la communication. Vous devez connaître les spécialistes qui vous concernent (dans la seconde partie de cet annuaire, les cabinets sont classés par région et par spécialité).
Ne négligez pas les gros cabinets de recrutement
Mais de nombreux cabinets refusent de se spécialiser. Ils sont « généralistes » ou « multispécialistes ». Vous devez aussi envoyer votre CV à ces poids lourds de la profession: Michael Page, Mercuri Urval, Opteaman, Altédia, etc. En ciblant bien les cabinets qui vous intéressent, vous ne devez pas envoyer, au total, plus de vingt CV. Au-delà, vous perdez votre temps et votre argent.
…Pour mieux les choisir
Si vous percevez plus de 35 000 € brut par an, un cabinet de recrutement vous est certainement dédié. À vous de le dénicher. Dans le cas contraire, ils n’auront pas de mission pour vous. Tentez votre chance ailleurs et dites-vous que seuls 10 % des recrutements de cadres sont réalisés, en France, via les cabinets de recrutement.
Sélectionnez-les en fonction de votre salaire
En général, les cabinets spécialisés dans l’approche directe recherchent des candidats dont les salaires dépassent 60000 à 80000 € brut par an. Si le vôtre se situe en deçà de ce chiffre, ces cabinets ne doivent pas être des cibles privilégiées pour vous. Plus généralement, si votre salaire ne dépasse pas 35 000 € brut annuels vous aurez intérêt à rechercher du travail en contactant des spécialistes publics et associatifs comme l’ANPE, l’Apec, l’Apecita, des sociétés d’intérim ou des sites de recrutement sur Internet.
Choisissez un cabinet dans votre zone géographique Si vous habitez l’Ile-de-France, vous n’aurez que l’embarras du choix. La majorité de la profession y est concentrée. Dans les autres régions, Il existe aussi de nombreuses structures spécialisées dans le recrutement. Vous aurez donc tout intérêt, si vous souhaitez connaître le marché du recrutement local, à réaliser un tri et à vous faire connaître des cabinets de votre ville. Des groupes comme RH Partners, Florian Mantione, Capfor, Alexandre Tic, Mercuri Urval, Michael Page, Opteaman disposent de bureaux dans la plupart des grandes agglomérations françaises. Si vous souhaitez travailler à l’international, vous vous mettrez en rapport avec des cabinets de chasseurs de têtes comme Korn Ferry, Alexander Hughes ou Egon Zehnder.
Source JeuneDip.com